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Franz Josef Ernst

De Commission Historique
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Franz Josef Ernst
Prénom Franz Josef
Nom Ernst
Sexe masculin
Naissance 31 janvier 1907 (Ungersheim/Krs. Gebweiler, Ober-Elsass)
Décès 17 juin 1974 (Heiligenberg)
Profession du père Journalier, cultivateur

These Der Wert des Dibromoxymercurifluorescin für den Augenarzt (Reichsuniversität Straβburg, 1942)
Examen 5 mars 1942
Directeur de thèse Eugen Niels Haagen, Hans Lullies
Profession Arzt

Titre Dr. med.

Identités Ernst, François-Joseph
Spécialités Bactériologie, Antisepsie, Chirurgie ophtalmique


Enfance et scolarité

François Joseph Ernst naît le 31 janvier 1907 à Ungersheim, de Louis Eugène Ernst, journalier, et de Léonie Guth1[1], mariés le 24 juillet 1906. Le 8 décembre 1908 naît son frère cadet, Michel Nicolas, qui reste vivre à Ungersheim et s'y marie[2]. Sa mère décède, sûrement dans les années 1920, puisque son père se remarie avec Angèle Amélie Guth, sœur de sa première épouse, le 25 juillet 1927.

De ses 6 à 12 ans, Joseph fréquente l'école primaire d'Ungersheim, puis il fait ses études secondaires aux collèges de Zillisheim, Maiche (Doubs) et Strasbourg. Il y obtient le premier baccalauréat en 1925 et le second en 1926[3], sans mention.


Les études de médecine

Bénéficiant certainement d’un sursit d’incorporation, François-Joseph commence des études de pharmacie à Strasbourg en 1927. À côté de ses études, il est stagiaire à l'institut de bactériologie de Strasbourg et obtient son doctorat en pharmacie le 3 mars 1934[4]. Entre temps, de 1932 à 1935[5], il effectue son service militaire. Il est possible qu’il se soit enregistré dans le Haut-Rhin, y étant né et habitant visiblement à Mulhouse pendant une partie des années 1930, comme en atteste un des documents de son dossier étudiant. En 1936, son adresse est Pharmacie de la Victoire, Mulhouse[6].

Après s’être fait dispenser du Certificat d’études Physiques, Chimiques et Naturelles, il étudie à la faculté de médecine de Strasbourg de 1934 à 1939. Le 28 octobre 1936, il passe le concours d’externat de médecine. Il passe son cinquième examen de fin d’année le 22 juin 1938 avec une note moyenne de 8, puis il passe trois examens cliniques en février, mars et mai 1939 après avoir raté une première fois l’examen d’obstétrique le 19 novembre 1938. Ces examens lui permettent en principe de présenter une thèse[7].

Parallèlement, le 5 novembre 1938, il passe avec succès les examens du Certificat de Microbiologie et du Diplôme d’Hygiène et de Médecine Sociale[7].


Le travail comme médecin

Après deux années de stage à l’Institut de bactériologie de Strasbourg en parallèle de ses études, Ernst y obtient en 1934 un poste d'assistant. Le 1er juillet 1938, il est nommé chef de service à l’Institut régional de bactériologie. Sa principale mission est de contrôler la qualité de l’eau potable dans toute l’Alsace.

Le 3 septembre 1939, il est mobilisé comme pharmacien militaire[7]. En août 1940, après l’annexion de fait, il retourne à Strasbourg et y est nommé chef du Département des analyses des eaux à l’Institut d’Analyse médicales d’État (Staatliche Medizinal-Untersuchungsanstalt), qu’il dirige jusqu’à l’arrivée de Frédéric Trensz en 1941 avant[8]. Dans sa thèse de 1942 cependant, il affirme avoir conservé le poste de chef du département d’analyse des eaux.

En août 1940, François-Joseph Ernst est également chargé de rapatrier le matériel de l'Université de médecine de Strasbourg et notamment celui de l'Institut de bactériologie. Il se déplace à Clairvivre et à Périgueux du 20 septembre au 11 octobre 1940, pour négocier le retour de matériel, mais en vain. Aussi bien le professeur Pautrier que le Secrétaire Général à Périgueux lui dit que l'approbation d'institutions supérieures est requise. Ernst réussit tout de même à remporter avec lui « six tiroirs supplémentaires avec cartons pour préparations et environ 3 000 préparations de travaux pratiques pour l’enseignement des étudiants »[9].


La thèse de doctorat de médecine

Après avoir fait les démarches de son inscription à la Reichsuniversität Straßburg entre septembre et novembre 1941, François-Joseph Ernst y soutient sa thèse le 5 mars 1942 sous la direction des docteurs Haagen et Lullies[10]. Ses travaux portent sur un antiseptique découvert en 1919 dont il essaye de prouver l’efficacité en chirurgie ophtalmologique : le dibromoxymercurifluorescéine. Il détaille d’abord l’historique de la molécule et ses premières applications médicales, puis ses propriétés et termine sa thèse par l’application expérimentale de son produit sur des yeux de lapins préalablement infectés. Il obtient la note « très bien » aussi bien pour son écrit que pour son oral. Après la guerre, il traduit et présente le même travail à la faculté de médecine de l’université de Strasbourg rapatriée. Il est reçu docteur avec la mention « très honorable » le 19 décembre 1946[6].


La charge d’enseignement à la Reichsuniversität Straßburg

Néant.


Vie privée

Il épouse Marguerite Käufling le 30 septembre 1938 à Eckbolsheim (Bas-Rhin). Elle décède quelques années plus tard, en 1944 à Strasbourg, victime civile de la guerre.

Il se remarie avec Marie Madeleine Lauffer le 29 août 1950 à Strasbourg, mais ils se séparent le 3 octobre 1962 et obtiennent le divorce le 20 avril 1966. Après sa mort à Heiligenberg le 17 juin 1974, il est finalement inhumé aux côtés de sa première épouse et du reste de la famille Käufling, au cimetière de Kogenheim.

Biographie

Enfance et scolarité

François Joseph Ernst naît le 31 janvier 1907 à Ungersheim, de Louis Eugène Ernst, journalier, et de Léonie Guth1[1], mariés le 24 juillet 1906. Le 8 décembre 1908 naît son frère cadet, Michel Nicolas, qui reste vivre à Ungersheim et s'y marie[2]. Sa mère décède, sûrement dans les années 1920, puisque son père se remarie avec Angèle Amélie Guth, sœur de sa première épouse, le 25 juillet 1927.

De ses 6 à 12 ans, Joseph fréquente l'école primaire d'Ungersheim, puis il fait ses études secondaires aux collèges de Zillisheim, Maiche (Doubs) et Strasbourg. Il y obtient le premier baccalauréat en 1925 et le second en 1926[3], sans mention.


Les études de médecine

Bénéficiant certainement d’un sursit d’incorporation, François-Joseph commence des études de pharmacie à Strasbourg en 1927. À côté de ses études, il est stagiaire à l'institut de bactériologie de Strasbourg et obtient son doctorat en pharmacie le 3 mars 1934[4]. Entre temps, de 1932 à 1935[5], il effectue son service militaire. Il est possible qu’il se soit enregistré dans le Haut-Rhin, y étant né et habitant visiblement à Mulhouse pendant une partie des années 1930, comme en atteste un des documents de son dossier étudiant. En 1936, son adresse est Pharmacie de la Victoire, Mulhouse[6].

Après s’être fait dispenser du Certificat d’études Physiques, Chimiques et Naturelles, il étudie à la faculté de médecine de Strasbourg de 1934 à 1939. Le 28 octobre 1936, il passe le concours d’externat de médecine. Il passe son cinquième examen de fin d’année le 22 juin 1938 avec une note moyenne de 8, puis il passe trois examens cliniques en février, mars et mai 1939 après avoir raté une première fois l’examen d’obstétrique le 19 novembre 1938. Ces examens lui permettent en principe de présenter une thèse[7].

Parallèlement, le 5 novembre 1938, il passe avec succès les examens du Certificat de Microbiologie et du Diplôme d’Hygiène et de Médecine Sociale[7].


Le travail comme médecin

Après deux années de stage à l’Institut de bactériologie de Strasbourg en parallèle de ses études, Ernst y obtient en 1934 un poste d'assistant. Le 1er juillet 1938, il est nommé chef de service à l’Institut régional de bactériologie. Sa principale mission est de contrôler la qualité de l’eau potable dans toute l’Alsace.

Le 3 septembre 1939, il est mobilisé comme pharmacien militaire[7]. En août 1940, après l’annexion de fait, il retourne à Strasbourg et y est nommé chef du Département des analyses des eaux à l’Institut d’Analyse médicales d’État (Staatliche Medizinal-Untersuchungsanstalt), qu’il dirige jusqu’à l’arrivée de Frédéric Trensz en 1941 avant[8]. Dans sa thèse de 1942 cependant, il affirme avoir conservé le poste de chef du département d’analyse des eaux.

En août 1940, François-Joseph Ernst est également chargé de rapatrier le matériel de l'Université de médecine de Strasbourg et notamment celui de l'Institut de bactériologie. Il se déplace à Clairvivre et à Périgueux du 20 septembre au 11 octobre 1940, pour négocier le retour de matériel, mais en vain. Aussi bien le professeur Pautrier que le Secrétaire Général à Périgueux lui dit que l'approbation d'institutions supérieures est requise. Ernst réussit tout de même à remporter avec lui « six tiroirs supplémentaires avec cartons pour préparations et environ 3 000 préparations de travaux pratiques pour l’enseignement des étudiants »[9].


La thèse de doctorat de médecine

Après avoir fait les démarches de son inscription à la Reichsuniversität Straßburg entre septembre et novembre 1941, François-Joseph Ernst y soutient sa thèse le 5 mars 1942 sous la direction des docteurs Haagen et Lullies[10]. Ses travaux portent sur un antiseptique découvert en 1919 dont il essaye de prouver l’efficacité en chirurgie ophtalmologique : le dibromoxymercurifluorescéine. Il détaille d’abord l’historique de la molécule et ses premières applications médicales, puis ses propriétés et termine sa thèse par l’application expérimentale de son produit sur des yeux de lapins préalablement infectés. Il obtient la note « très bien » aussi bien pour son écrit que pour son oral. Après la guerre, il traduit et présente le même travail à la faculté de médecine de l’université de Strasbourg rapatriée. Il est reçu docteur avec la mention « très honorable » le 19 décembre 1946[6].


La charge d’enseignement à la Reichsuniversität Straßburg

Néant.


=Vie privée

Il épouse Marguerite Käufling le 30 septembre 1938 à Eckbolsheim (Bas-Rhin). Elle décède quelques années plus tard, en 1944 à Strasbourg, victime civile de la guerre.

Il se remarie avec Marie Madeleine Lauffer le 29 août 1950 à Strasbourg, mais ils se séparent le 3 octobre 1962 et obtiennent le divorce le 20 avril 1966. Après sa mort à Heiligenberg le 17 juin 1974, il est finalement inhumé aux côtés de sa première épouse et du reste de la famille Käufling, au cimetière de Kogenheim.


Repères

Localisations

Nationalités

  • Allemand (1907 - 1919)
  • Français (1919 - 1974)

Confessions

  • Catholique

Publications

Liens à institutions

Faculté de médecine, FMS-UdS, post-1945

Reichsuniversität Straβburg

Faculté de pharmacie

Medizinische Universitätsklinik, RUS

Faculté de médecine, UdS, 1918-1939

1907-01-31T00:00:00Z
Vie privée
Naissance
1974-06-17T00:00:00Z
Vie privée
Décès
1942-01-01T00:00:00Z
Vie privée
Thèse
1942-03-05T00:00:00Z
Vie privée
Examen
1907-01-01T00:00:00Z
1919-01-01T00:00:00Z
Vie privée
1919-01-01T00:00:00Z
1974-01-01T00:00:00Z
Vie privée
1946-01-01T00:00:00Z
1946-01-01T00:00:00Z
Carrière
1941-01-01T00:00:00Z
1944-01-01T00:00:00Z
Carrière
1934-01-01T00:00:00Z
1939-07-01T00:00:00Z
Carrière
1926-01-01T00:00:00Z
1931-01-01T00:00:00Z
Carrière
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Références



  1. 1,0 et 1,1 Archives d'Alsace, Colmar, Tribunal de grande instance de Colmar, État-civil, Naissances 2810/W/605, 1907, acte N°5..
  2. 2,0 et 2,1 Archives d'Alsace, Colmar, Tribunal de grande instance de Colmar, État-civil, Naissances 2810/W/605, 1908, acte N°13..
  3. 3,0 et 3,1 ERNST (François Joseph), Der Wert des Dibromoxymercurifluorescin für den Augenarzt, Reichsuniversität Strassburg, thèse de médecine, 1942, p.87/87..
  4. 4,0 et 4,1 Pas réussi à vérifier cette information..
  5. 5,0 et 5,1 J’ai cherché dans les répertoires militaires (Archives d’Alsace, Strasbourg, 608D), mais pas de service militaire en 1927 (sa classe par défaut) ni en 1932 (date déclarée d’entrée en service). La meilleure piste est celle des bureaux de recrutement de Mulhouse, où Ernst semble avoir travaillé dans les années 30 en plus de tout le reste..
  6. 6,0 6,1 6,2 et 6,3 Archives d’Alsace, site de Strasbourg, 4011W132, dossier individuel ERNST François-Joseph..
  7. 7,0 7,1 7,2 7,3 7,4 et 7,5 Idem..
  8. 8,0 et 8,1 TOLEDANO (Raphaël), Les Expériences Médicales du Professeur Eugen Haagen de la Reichsuniversität Strassburg : Faits, Contexte et Procès d’un Médecin National-Socialiste, Thèse de médecine, Université de Strasbourg, 2010, p.86..
  9. 9,0 et 9,1 BONAH (Christian), SCHMALTZ (Florian), WENDLING (Paul), dir., La faculté de médecine de la Reichsuniversität Straßburg et l’hôpital civil sous l’annexion de fait nationale-socialiste 1940-1945, Université de Strasbourg, 2022, p.52..
  10. 10,0 et 10,1 Idem, p.52..