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Daniel Kuhlmann

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Daniel Kuhlmann
First name Daniel
Last name Kuhlmann
Gender masculin
Birth 27 April 1908 (Sainte-Marie-aux-Mines)
Death 23 June 2006 (Strasbourg)
Father's occupation Pharmacien (Apotheker)

These Recherches sur la fonction uréo-sécrétoire des reins dans l’insuffisance surrénalienne expérimentale (1938)
Thesis supervisor Léon Ambard
Licence to practise medicine 1938
Profession Médecin

Title Dr.

Spécialités Endocrinologie, Médecine interne, Cancérologie


Daniel Kuhlmann (1908-2006) est un médecin alsacien. Il a fait ses études de médecine à l’université de Strasbourg dans l’entre-deux-guerres. Après l’externat (1927-1929) et après avoir accompli une première année d’internat en neurologie (1929-1930) chez le professeur Alexandre Barré, il poursuit les quatre années suivantes de l’internat à la clinique médicale B du professeur Léon Ambard. Il accomplit également son clinicat, soutient sa thèse de doctorat sous la direction du professeur Léon Ambard (1876-1962) en 1938.

En octobre 1938, Daniel Kuhlmann démissionne de son poste de chef de clinique pour se rendre pendant une année aux États-Unis en qualité de « Rockefeller fellow », poursuivant sa formation scientifique et médicale par le biais de la Fondation Rockefeller. La mobilisation générale de septembre 1939 vient interrompre son séjour outre-Atlantique et le déclenchement de la guerre vient alors « briser » sa carrière scientifique dans son élan.

En tant qu’officier du corps de santé de la réserve de l’armée française, il est rappelé sous les drapeaux, servant comme médecin-chef du service de médecine du Centre infirmier de la 4e division d’infanterie, il est fait prisonnier de guerre par les troupes allemandes en mai 1940 dans la Somme au moment de la Débâcle. Libéré en raison de ses origines alsaciennes, Daniel Kuhlmann retourne en Alsace désormais annexée de fait par le régime nazi et parvient à reprendre pour une courte période ses activités médicales à l’hôpital civil de Strasbourg.

Dans le contexte de remise en fonction et de réorganisation de l’hôpital, Daniel Kuhlmann obtient un poste de médecin-assistant (Assistenzarzt) entre le début du mois d’octobre et la fin du mois de décembre 1940 à la clinique médicale. Il travaille au sein d’une équipe restreinte d’Alsaciens placés sous la direction du Chefarzt Jules Stahl (1902-1984) à la « Medizinische Abteilung », reprenant le titre de clinique médicale I (Médicale B) en novembre 1940. Il quitte précipitamment l’Alsace en décembre 1940 et part se réfugier en zone libre, à Marseille.

Devenant le « protégé » du professeur et biophysicien André Chevallier (1896-1964), Daniel Kuhlmann est recruté à l’Institut de recherches d’hygiène qui a été installé par la Fondation Rockefeller dans le laboratoire de Chevallier à Marseille. Il débute dans le domaine des études nutritionnelles et participe à des études et des enquêtes scientifiques sur l’état de la nutrition dans la cité phocéenne durant les années de guerre. En avril 1944, il est nommé assistant à la clinique médicale B de l’hôpital civil de Strasbourg replié à Clairvivre en Dordogne et occupe ce poste jusqu’à la fin de la guerre.

Après la guerre, le Dr. Kuhlmann retourne dans sa terre natale alsacienne, s’installe à nouveau à Strasbourg et reprend ses activités à la clinique médicale B. Il débute comme assistant (1945-1946) auprès du professeur Ambard, puis comme agrégé délégué en pathologie interne (1946-1949) et comme agrégé de médecine et de thérapeutique générale (1949-1958) auprès de son ami Jules Stahl (1902-1984), devenu professeur et directeur de la Médicale B.

En novembre 1958, à la fin de son mandat d’agrégé, il est recruté par André Chevallier (1896-1964) pour diriger le service de médecine du centre anticancéreux Paul Strauss de Strasbourg, avant d’être intégré au corps du personnel enseignant et hospitalier du CHU de Strasbourg comme maître de conférences (1962), puis « professeur à titre personnel » (1963).

En parallèle de ses fonctions hospitalo-universitaires à l’hôpital public (Médicale B, puis Centre Paul Strauss), Daniel Kuhlmann assure également la gestion d’un cabinet médical en ville (dès 1946), ainsi que la gestion du service de médecine de la clinique confessionnelle du Diaconat (1956-1979). Comme l’écrit Marc Imler, le Dr. Kuhlmann était tout à la fois un « chercheur performant » dès le début de sa carrière, mais aussi un « excellent clinicien » et un « enseignant précis, limpide et objectif ».

Biography

Devenir médecin

Né dans une famille alsacienne ayant obtenu la nationalité allemande en 1871, Daniel Kuhlmann passe toute son enfance en Alsace. Après avoir commencé à fréquenter l’école élémentaire allemande durant la Première Guerre mondiale, il poursuit sa scolarité obligatoire à l’école française. Versé dans le milieu médical depuis sa plus jeune enfance avec un père pharmacien, Daniel Kuhlmann s’inscrit à la faculté de médecine de l’Université de Strasbourg et accomplit un cursus brillant, de l’externat (1927) à l’internat (1929), jusqu’au clinicat (1935) et au doctorat (1938), sans oublier son séjour aux États-Unis comme boursier de la Fondation Rockefeller (1938-1939).

La famille Kuhlmann, enfance et scolarité

Daniel Kuhlmann, de son nom de naissance Daniel Johann Kuhlmann, est né le 27 avril 1908 à Sainte-Marie-aux-Mines dans le Haut-Rhin[1]. Il est issu d’une famille alsacienne devenue allemande à la suite de l’annexion de l’Alsace au territoire du Reich wilhelmien à la suite de la signature du Traité de Francfort du 10 mai 1871 mettant fin à la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et ayant acté la création du Reichsland Elsass-Lothringen.

Son père, Édouard Kuhlmann, lui-même fils d’un comptable strasbourgeois, était pharmacien de profession. Né le 18 juillet 1874 à Strasbourg, il a fait des études à la Kaiser-Wilhelms-Universität de Strasbourg sans être titulaire du baccalauréat (Reifeprüfung) : il s’est immatriculé le 20 octobre 1897 à la faculté de pharmacie[2] et a poursuivi son cursus jusqu’au semestre d’été 1899[3]. Il avait également fait son service militaire dans l’armée impériale et avait été versé comme sous-officier dans la réserve en qualité de « Unter-Apotheker der Reserve »[4].

Le 4 octobre 1900, Édouard Kuhlmann épouse à Strasbourg la fille d’un brasseur strasbourgeois, Bertha Fischer, née le 16 septembre 1876 à Strasbourg et décédée le 8 avril 1940[5]. Quelques jours plus tard, le 15 octobre 1900, le couple Kuhlmann s’installe à Sainte-Marie-aux-Mines et emménage au Brückenstraße 42. En 1904, une femme de maison (Dienstmädchen), originaire de Plobsheim, entre au service des Kuhlmann et occupe une chambre au domicile familial[4].

Alors jeune pharmacien diplômé, Édouard Kuhlmann ouvre une officine au centre-ville, sur l’actuelle place Keuffer[6]. Avec son épouse, il donne naissance à un unique fils, Daniel Kuhlmann en 1908. Né avec la nationalité allemande sous l’ère impériale (Kaiserzeit), ce dernier débute sa scolarité obligatoire à l’âge de six ans, en fréquentant d’abord l’école élémentaire allemande au cours de la Première Guerre mondiale. À l’issue de la Grande Guerre, avec le retour de l’Alsace à la France, Daniel Kuhlmann et sa famille restent en Alsace et obtiennent de fait la nationalité française par « réintégration ». Daniel poursuit alors sa scolarité dans le secondaire dans l’entre-deux-guerres et réussit l’examen du baccalauréat dans les années 1920.

Figure 1 : Carte postale de la pharmacie gérée par Édouard Kuhlmann à Sainte-Marie-aux-Mines, vers 1900-1910.
© Archives de Sainte-Marie-aux-Mines. Avec l’aimable autorisation de M. David Bouvier.

Études de médecine : externat, internat, clinicat et doctorat

Une fois diplômé du baccalauréat – probablement en 1924 –, Daniel Kuhlmann s’inscrit à la faculté de médecine de l’université de Strasbourg. Comme l’écrit Marc Imler, son parcours universitaire dans l’entre-deux-guerres est « brillant » : il réussit le concours de l’externat des hôpitaux en 1927 avant d’être nommé interne des hôpitaux au concours de 1929, étant par ailleurs major de la promotion à seulement vingt-et-un ans[7]. Il accomplit les cinq années de l’internat à Strasbourg, débutant pendant une année à la clinique neurologique du professeur Alexandre Barré, puis terminant les quatre années suivantes en intégrant l’équipe de cliniciens du professeur Léon Blum (1878-1930), puis du professeur Léon Ambard (1876-1962) à la clinique médicale B[8]. Aux côtés de Ambard, il acquiert tout à la fois une solide formation clinique et une initiation à la recherche physiopathologique au sein du laboratoire de la clinique, où il travaille de nombreuses heures avec son ami Jules Stahl[9]. À la fin de son internat, en 1936, il reçoit le prix Étienne Taesch, d’une valeur de 7500 francs, qui est décerné chaque année à un interne[10].

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En 1935, Daniel Kuhlmann est nommé chef de clinique adjoint[7], puis délégué dans les fonctions de chef de clinique à la Médicale B le 1er octobre 1937 (pour l’année universitaire 1937-1938)[11]. Il poursuit alors ses recherches cliniques et expérimentales entamées durant l’internat avec le professeur Léon Ambard et le Jules Stahl sur les relations entre la déchloruration et la fonction rénale. L’année suivante, en 1938, il termine d’ailleurs son cursus universitaire en soutenant à Strasbourg sa thèse de doctorat intitulée « Recherches sur la fonction uréo-sécrétoire des reins dans l’insuffisance surrénalienne expérimentale » qu’il avait préparée sous la direction du professeur Léon Ambard (1876-1962)[12]. La même année, il cosigne également avec Ambard et Stahl un rapport sur les « phénomènes physio-pathologiques liés aux déficits chlorés » lors du 25e congrès français de médecine[13]. En fait, la carrière médicale et scientifique du Dr. Kuhlmann est en plein essor.

Rockefeller fellow (1938-1939)

Si le Conseil de Faculté de la faculté de médecine de Strasbourg approuve, dans sa séance du 16 juin 1938, le renouvellement, pour l’année universitaire 1938-1939, de Daniel Kuhlmann comme délégué dans les fonctions de chef de clinique à la Médicale B[14], il quitte en réalité la clinique quelques mois plus tard[15]. En fait, s’il quitte sa charge hospitalo-universitaire, c’est pour poursuivre sa formation scientifique et médicale aux États-Unis dans le domaine de l’endocrinologie. Entre le mois d’octobre 1938 et le début du mois de septembre 1939, le Dr. Kuhlmann se rend effectivement outre-Atlantique en qualité comme boursier de la Fondation Rockefeller (Rockefeller fellow), collaborant à diverses recherches scientifiques financées par la prestigieuse Fondation américaine[16].

Il travaille successivement au Johns Hopkins University and Hospital de Baltimore (Maryland), où il intègre l’équipe de George W. Thorn (1906-2004) et où il participe à une étude expérimentale détaillant l’effet du cortex surrénalien sur le métabolisme des hydrates de carbone[17]. Il rejoint ensuite l’équipe du professeur Robert F. Loeb (1895-1973) au département de médecine du Presbyterian Hospital à New York (New York), où il réalise un travail sur les effets toxiques des esters de la désoxycorticostérone chez le chien publié dans la revue Science[18]. Comme le souligne Marc Imler, Daniel Kuhlmann a contribué, par ces travaux, « à la mise au point des traitements modernes de l’insuffisance cortico-surrénalienne »[19].

La déclaration de guerre du début du mois de septembre 1939 vient interrompre ce séjour outre-Atlantique et Daniel Kuhlmann est contraint de rentrer en France plus tôt que prévu. Si le Conseil de Faculté avait déjà voté à l’unanimité quelques semaines plus tôt sa nomination comme chef de clinique à la Médicale B pour l’année scolaire à venir (en l’occurrence ici 1939-1940), investissant par ailleurs les Drs. Drs. Charles Maurer (1910-1975) et Mandel des fonctions de chefs de cliniques adjoints[20], Daniel Kuhlmann est en réalité rappelé sous les drapeaux, car il était médecin-officier depuis le début des années 1930.

Médecin-officier de la réserve de l’armée française : du Maroc à la guerre mondiale

En parallèle de ses activités médicales civiles et hospitalières durant l’internat et le clinicat, Daniel Kuhlmann était également médecin-officier du corps sanitaire. En 1930-1931, il avait dû interrompre son internat afin d’accomplir son service militaire. Il avait été affecté au Maroc pour faire ses classes[19]. De retour en Alsace en 1931, il parvient à reprendre ses études tout en étant versé dans la réserve militaire comme officier du service de santé. Il est alors affecté dans un premier temps au sein de la 7e région militaire comme médecin-lieutenant, avant d’être rattaché à la 20e région militaire sur décision du 17 juin 1938[21], puis à la 3e région militaire en date du 28 février 1939[22].

Avec le déclenchement de la guerre et la mobilisation générale au début du mois de septembre 1939, le Dr. Kuhlmann est rappelé sous les drapeaux, comme un certain nombre de ses confrères strasbourgeois. Il est mobilisé comme médecin-chef du centre infirmier de la 4e division d’infanterie. En mai 1940, lors de la débâcle, il est fait prisonnier de guerre par les troupes allemandes. En raison de ses origines alsaciennes, Daniel Kuhlmann est libéré par les autorités allemandes au cours du mois de juillet 1940[19].


Médecin durant la Seconde Guerre mondiale : de l’Alsace annexée à la zone libre (1940-1945)

Le déclenchement de la guerre marque dans le parcours scientifique et médical de Daniel Kuhlmann une véritable rupture. Alors qu’il était voué à une carrière universitaire à la suite de son clinicat et de son séjour de recherches aux États-Unis, la guerre vient perturber son avancement. Retournant en Alsace désormais annexée de fait par l’Allemagne nazie, le Dr. Kuhlmann reprend pendant quelques mois une activité à la clinique médicale B allemande, mais quitte rapidement l’Alsace pour la zone libre, intégrant le laboratoire de recherche du professeur André Chevallier à Marseille, où il participe à des études scientifiques sur la nutrition, avant de rejoindre la clinique médicale repliée à Clairvivre comme assistant jusqu’à la fin de la guerre.

Médecin en Alsace annexée (octobre-décembre 1940)

Une fois libéré du camp de prisonniers de guerre en juillet 1940, Daniel Kuhlmann retourne dans sa région natale désormais annexée de fait par le régime national-socialiste quelques jours après la signature de l’armistice le 22 juin 1940 à Compiègne. Dans ce contexte, le régime national-socialiste importe à marche forcée dans ce territoire reconquis tout l’appareil d’État afin d’engager la politique de germanisation, de nazification et plus généralement de mise au pas de la population alsacienne. L’une des premières mesures appliquées par les Allemands – ayant directement concerné le Dr. Kuhlmann – est alors précisément l’extraction des soldats alsaciens et mosellans internés dans les Stalag et des Oflag. En fait, d’un point de vue national-socialiste, ces derniers étaient considérés comme des soldats « d’origine allemande ». Ils avaient donc été enrôlés dans une armée dite « étrangère » (l’armée française) et leur libération apparaissait comme étant tout à fait normale[23].

De plus, la libération du Dr. Kuhlmann est aussi déterminé par son statut de médecin, car les Allemands étaient à la recherche de personnel médical qualifié, notamment en raison de l’évacuation de la population alsacienne, de l’hôpital et de l’université de Strasbourg au début du conflit[24]. Du fait de cette évacuation des soignants, des malades et du matériel hors d’Alsace, les autorités nationales-socialistes nouvellement installées avaient rapidement constaté qu’il y avait un besoin « urgent » (dringend) en médecins et soignants en Alsace pour assurer les soins de la population civile[25].

D’ailleurs, le 12 août 1942[26], les Allemands rouvrent l’hôpital civil de Strasbourg, désormais placé sous administration allemande et dirigé par un autonomiste notoire, le Dr. Joseph Oster. Moins de deux mois après la remise en fonction (progressive) des hospices civils de Strasbourg, le Dr. Daniel Kuhlmann est recruté par les Allemands pour devenir médecin-assistant (Assistenzarzt) à la clinique médicale (Medizinische Abteilung, future Medizinische Klinik I). Il prend ses fonctions au début du mois d’octobre 1940[27], à une époque où la clinique est encore située dans les locaux de l’ancienne clinique gynécologique française en raison de l’occupation massive des bâtiments de l’hôpital civil par les troupes de la Wehrmacht.

La Medizinische Abteilung était alors dirigée par le Chefarzt Jules Stahl (1902-1984) qui s’appuyait sur une équipe de sept assistants-médecins alsaciens (Assistenzärzte), parmi lesquels Paul Meyer (1896-1971), Pierre Barthelmé (1907-1971), Daniel Kuhlmann (1908-2006), Charles Maurer (1910-1975), Alice Fitzenkamm (1912-1972) et Paul Kern (1916-1989)[28]. Par ailleurs, il faut préciser que la nomination des médecins alsaciens n’était au départ que « provisoire » (kommissarisch), dans l’attente d’une évaluation politique plus approfondie du candidat[29]. Dans le contexte de réorganisation des hospices civils et de spécialisation des services, la direction générale de l’hôpital décide la division, le 20 novembre 1940, de la clinique médicale originelle en deux cliniques différenciées, la Medizinische Klinik II (ancienne Médicale A) se séparant alors de la Medizinische Klinik I (ancienne Médicale B)[30], ayant chacune leur directeur (respectivement Paul Meyer et Jules Stahl)[31].

À ce moment, le Dr. Kuhlmann intègre l’équipe de la clinique médicale I, située au rez-de-chaussée du bâtiment de l’ancienne clinique française Médicale B (tandis que la clinique médicale A avait investi dans un premier temps le premier étage). Jusqu’en décembre 1940, Daniel Kuhlmann sert comme médecin-assistant en médecine interne aux côtés du Chefarzt Jules Stahl et d’une poignée de médecins alsaciens[32]. Finalement, avant la fin du mois de décembre, Daniel Kuhlmann quitte sans préavis la clinique et fuit l’Alsace annexée pour se réfugier en zone libre. En fait, la guerre et plus précisément l’arrivée des Allemands en Alsace avait « brisé » la carrière hospitalière à laquelle le Dr. Kuhlmann était destiné[33]. En fait, il semble qu’il ait été « mal à l’aise en Alsace annexée »[19].

La fuite en France libre : Section nutrition de l’Institut de recherche d’hygiène de Marseille (1941-1944)

Après avoir retrouvé pendant moins de trois mois un poste de médecin-assistant à l’hôpital civil allemand de Strasbourg, Daniel Kuhlmann fuit l’Alsace en décembre 1940 et part se réfugier en France libre. Il s’installe dans le sud de la France, à Marseille, précisément au même moment où la Fondation Rockefeller contribue à l’installation, dans la cité phocéenne, d’un Institut de recherches d’hygiène (IRH) à la fin de l’année 1940. La Fondation avait envoyé certains de ses experts au laboratoire marseillais d’André Chevallier (1896-1964), professeur de physique biologique et auteur de techniques de dosages des vitamines dans le sang[34].

En décembre 1940, le service nutrition de l’IRH commence à fonctionner à Marseille, disséminé entre le laboratoire de Chevallier à la faculté de médecine et la clinique de l’hôpital de la Conception. La direction de l’IRH est confiée à George Strode, tandis que la section nutrition est dirigée par le Dr. John Barlow Youmans et le Dr. Harold Stuart, tous deux arrivés à Marseille le 27 décembre 1940. En plus des membres de la RFHC et du professeur Chevallier, la section nutrition est composée de quatre cliniciens à temps partiel, d’un chef de laboratoire, de quatre techniciens de laboratoire à mi-temps, de trois enquêteurs de terrains et de plusieurs infirmières spécialisées[35].

Selon les chercheurs Thomas Depecker et Anne Lhuissier, Kuhlmann a été engagé à ce moment-là « pour être à proprement parler le réceptacle des techniques de Youmans ». En réalité, à son arrivée, Kuhlmann est totalement « ignorant en matière de nutrition et n’a jamais envisagé auparavant de travailler dans ce domaine ». Il semble que son recrutement à l’IRH ait été dû au fait qu’il était tout à la fois un « protégé du professeur Chevallier », un « ancien fellow de la Fondation » et qu’il « s’était retrouvé sans poste » après son départ d’Alsace[36].

Toujours est-il que le Dr. Kuhlmann s’investit beaucoup dans sa nouvelle affectation. Avec le Dr. Youmans, il participe, aux diverses études menées par l’institut sur les conditions d’alimentation à Marseille durant le deuxième hiver de la guerre[34]. Avec le départ des Américains de Marseille en juin 1941, André Chevallier est placé à la tête de l’institut, qui s’installe à Paris fin 1941 (rue Cardinet). La section nutrition poursuit alors ses études sur la nutrition infantile, réalisant une vaste enquête dans les maternités pour surveiller notamment les conditions de nutrition et la croissance des nourrissons[37]. Plus précisément, Daniel Kuhlmann assure la direction du centre de Marseille[38], tandis que le jeune médecin Jean Trémolières est recruté pour assurer la direction la section nutrition à Paris et pour poursuivre, aux côtés de Kuhlmann, les travaux initiés par les Américains[39]. Daniel Kuhlmann a ainsi participé à l’étude très détaillée de la situation nutritionnelle à Marseille, où les conditions étaient « extrêmes », avec des rations déficientes à l’origine d’une forte hausse de la mortalité chez les adultes (57%)[40].

Assistant à la faculté de médecine de Strasbourg à Clairvivre (1944-1945)

Après cette expérience marseillaise qui a marqué un nouveau point de départ dans sa carrière médicale et scientifique, le Dr. Kuhlmann retrouve en 1944 ses activités médicales à Clairvivre en Dordogne, où s’était réfugié en septembre 1939 l’hôpital civil de Strasbourg. Le 11 mars 1944, le Conseil de Faculté de la faculté de médecine française de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand adopte à l’unanimité la proposition du professeur Ambard, directeur de la clinique médicale B, qui envisage de nommer « M. le Docteur Daniel Kuhlmann, ancien chef de clinique à la clinique médicale B […] en qualité d’assistant stagiaire de ladite clinique »[41]. En avril 1944, il est nommé assistant à l’hôpital de Clairvivre fonctionnant durant l’été 1944 comme centre hospitalier des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI)[19]. Trois mois plus tard, le Conseil envisage de le renouveler dans cette fonction pour l’année scolaire 1944-1945[42], si bien que le Dr. Kuhlmann serait resté à Clairvivre jusqu’à la fin de la guerre.


L’après-guerre : de la clinique médicale B au centre anticancéreux Paul Strauss de Strasbourg

Une fois la guerre terminée, le Dr. Kuhlmann quitte Clairvivre et retrouve un poste à la Médicale B. Très rapidement, il obtient une fonction d’agrégé, ainsi qu’une charge d’enseignement, collaborant avec Léon Ambard et son ami Jules Stahl à la Médicale B. À la fin de son mandat d’agrégé en 1958, il rejoint l’équipe du professeur André Chevallier au Centre anticancéreux Paul Strauss de Strasbourg, où il dirige le service de médecine. En parallèle, il assure une activité libérale d’interniste dans son cabinet en ville et gère le service de médecine de la clinique confessionnelle du Diaconat à Strasbourg.

Assistant, agrégé délégué, puis agrégé titulaire à la clinique médicale B (1945-1958)

Dès l’immédiat après-guerre, Daniel Kuhlmann rentre en Alsace. En mai 1945, il reprend ses activités d’assistant à la clinique médicale B chez son ancien maître, le professeur Léon Ambard à Strasbourg[19]. Il s’installe au 4, rue Murner dans le centre-ville de Strasbourg[43]. Le 1er octobre 1946, il est délégué dans les fonctions d’agrégé et chargé du cours de pathologie interne. Il poursuit ses activités scientifiques et participe, en 1946, à la rédaction d’un ouvrage sur le diabète avec le professeur Léon Ambard et sa consœur Simone Trautmann[44].

HalsdorfCharles MaurerMademoiselle UrbanMetzgerJules StahlKuhlmannPaul MeyerLevySchmidtBlumMolitorMarie-Louise CoenMadame HeumannHuttWagnerMarguerite MeschenmoserMademoiselle RogerDornerWilly Herr
Équipe de la clinique médicale B, photographie du 14 novembre 1949[45]. ©Collection privée de la famille Maurer. Avec l’aimable autorisation de Jean Maurer. Au 1er rang (de gauche à droite) : Halsdorf, Maurer, Urban, Metzger, Stahl, Kuhlmann, Meyer, Lévy. Au 2e rang : Schmidt, Blum, Molitor, Coen, Heumann, Hutt, Wagner, Meschenmoser, Roger, Dorner, Herr.


Charles MaurerMelle WeillMarguerite UrbanMetzgerJules StahlPaul MeyerDaniel KuhlmannStéphanJ.G. Lévy ?J.G. Lévy?Melle RogerA. BlumM. BoussonBockelMérianRobert Willy HerrMarguerite MeschenmoserMelle Coen?KleinMillionCl. SchmidtDorner
Équipe de la clinique médicale B, vers 1950 [45]. ©Collection privée de la famille Maurer. Avec l’aimable autorisation de Jean Maurer. Au 1er rang (de gauche à droite) : Halsdorf, Maurer, Urban, Metzger, Stahl, Kuhlmann, Stéphan, J.-G. Lévy. Au 2e rang : ?, Roger, A. Blum, Weill, M. Bousson, Beckel, Mérian. Au 3e rang : Herr, Meschenmoser, Coen, Klein, Million, Cl. Schmidt, Dorner.

Le 1er octobre 1949, Daniel Kuhlmann est nommé agrégé de médecine générale et obtient une charge d’enseignement à la Médicale B. Il collabore ainsi avec le professeur Jules Stahl (1902-1984), qui prend la succession de Ambard à la tête de la clinique médicale B de 1948 à 1974. On le voit ici sur ces deux photographies de l’équipe médicale de la clinique en 1949 et vers 1950-1951. Il est le troisième médecin en partant de la droite, assis au premier rang et placé à la gauche du Dr. Stahl.

Le Dr. Kuhlmann poursuit sa carrière en qualité d’agrégé et chef du service de médecine à la Médicale B jusqu’en 1958[46].

Chef du service de médecine du centre anticancéreux Paul Strauss (1958-1979)

En novembre 1958, le professeur André Chevallier (1896-1964), que Kuhlmann a connu à Marseille en 1941 et devenu directeur du centre régional de lutte contre le cancer à Strasbourg (Centre Paul Strauss), l’appelle à ses côtés pour diriger le service de médecine du Centre Paul Strauss, inauguré en juin 1959 par le ministre de la Santé Bernard Chenot et le préfet Maurice Cuttoli[19].

En 1962, en vertu d’un arrêté conjoint du ministre de l’Éducation nationale et du ministre de la Santé publique, il est intégré – avec effet ultérieur – au corps du personnel enseignant et hospitalier du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Strasbourg. Il l’intègre précisément « en qualité de maître de conférences, agrégé de médecine générale et thérapeutique, médecin des hôpitaux, non chef de service »[47]. L’année suivante, il est nommé « professeur à titre personnel de la faculté de médecine »[48].

Le Centre anticancéreux Paul Strauss (vers 1960).
© Histoire et Patrimoine hospitalier, n°19, 2007, p. 12.

Enfin, il convient de préciser avec Marc Imler que

« dans ses diverses activités, Daniel Kuhlmann, après avoir été en début de carrière un chercheur performent, a toujours été un excellent clinicien et un enseignant précis, limpide et objectif, sans jamais se départir d’une remarquable modestie et d’une permanente gentillesse »[48].

Jules Stahl, Daniel Kuhlmann et Frédéric Stéphan (de gauche à droite) devant le laboratoire de la clinique médicale B.
(Photographie : Marguerite Urban, directrice du laboratoire, vers 1960-1970 ?)
© Histoire et patrimoine hospitalier, n°19, 2007, p. 13.

Activités médicales annexes : cabinet médical et clinique du Diaconat

En outre, n’ayant pas pu bénéficier du plein-temps hospitalier (réservé à Strasbourg aux seuls directeurs de cliniques) et ayant des charges de famille, le Dr. Daniel Kuhlmann ouvre en ville en 1946 un cabinet de médecine interne et assure en parallèle la gestion du service de médecine de la clinique confessionnelle du Diaconat de 1956 à 1979. Il assumait ces différentes fonctions à côté de ses charges d’enseignement et de sa présence tous les matins à la clinique médicale B, puis au centre anticancéreux Paul Strauss[48].

Vie privée et décès

Durant sa présence dans le sud de la France où il travaillait à l’institut de recherches d’hygiène, Daniel Kuhlmann fait la connaissance d’une jeune femme avec qui il se marie. Le 10 août 1942, il épouse à Marseille Jacqueline Claire Gladys Collet[49], née le 27 mars 1914 à Hanoi au Vietnam[50].

Daniel Kuhlmann s’éteint le 23 juin 2006 à Strasbourg, à l’âge de quatre-vingt-dix-huit ans[51]. Son épouse s’éteint quant à elle moins d’un mois plus tard, le 15 juillet 2006 à Strasbourg, à l’âge de quatre-vingt-douze ans[50].


Landmarks

Locations

Nationalities

  • Alsacien (1908 - 2006)
  • German (1908 - 1919)
  • French (1919 - 2006)

Confessions

  • Protestant (1908 - 2006)

Publications

  • KUHLMANN Daniel, Recherches sur la fonction uréo-sécrétoire des reins dans l’insuffisance surrénalienne expérimentale, thèse de doctorat de médecine, Université de Strasbourg, Strasbourg, Impr. Ch. & J. Goeller, 1938, 64 p.
  • AMBARD Léon, STAHL Jules, KUHLMANN Daniel, MACH R. S., BOURDE, BIGWOOD, MAYER et van DOOREN, Congrès français de médecine, 25e session, Marseille, 1938. Rapport 2, Les hypochlorémies, Paris, Masson & Cie, 1938, 179 p.
  • LEWIS Roger A., KUHMANN Daniel, DELBUE Carlos, KOEPF George F., THORN George W., « The effect of the adrenal cortex on carbohydrate metabolism », Endocrinology, vol. 27, n°6, 1er décembre 1940, p. 971-982.
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Clinique médicale B, FMS-UdS, 1918-1939

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1908-04-27T00:00:00Z
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Birth
2006-06-23T00:00:00Z
Private life
Death
1938-01-01T00:00:00Z
Private life
Licence to practise medicine
1938-01-01T00:00:00Z
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Thesis
1908-01-01T00:00:00Z
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1908-01-01T00:00:00Z
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References

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  1. Archives de Sainte-Marie-aux-Mines, Acte de naissance de Daniel Kuhlmann, acte n°94/1908. Merci à M. David Bouvier pour le partage..
  2. Amtliches Verzeichnis des Personals und der Studenten der Kaiser-Wilhelms-Universität Straβburg für das Winter-Halbjahr 1897/1898, Strasbourg, Heitz & Mündel, 1897, p. 38. Une marque sur le livret précise en effet qu’il ne possédait pas le baccalauréat (dans ce cas, l’immatriculation à l’université intervenait en vertu du paragraphe 3 de l’article 48 du Universitäts-Statut de la 'Kaiser-Wilhelms-Universität)..
  3. Voir Amtliches Verzeichnis des Personals und der Studenten der Kaiser-Wilhelms-Universität Straβburg für das Sommer-Halbjahr 1898, Strasbourg, Heitz & Mündel, 1898, p. 34. Amtliches Verzeichnis des Personals und der Studenten der Kaiser-Wilhelms-Universität Straβburg für das Winter-Halbjahr 1898/1899, Strasbourg, Heitz & Mündel, 1898, p. 35. Amtliches Verzeichnis des Personals und der Studenten der Kaiser-Wilhelms-Universität Straβburg für das Sommer-Halbjahr 1899, Strasbourg, Heitz & Mündel, 1899, p. 36. Durant ses études, il était domicilié au Thomasplatz 9 (semestre d’hiver 1897-1898 et semestre d’été 1899) et au Blauwolkengasse 8 (semestre d’été 1898 et semestre d’hiver 1898-1899)..
  4. 4,0 et 4,1 Archives de Sainte-Marie-aux-Mines, Fiche domiciliaire de la famille Kuhlmann. Merci à M. David Bouvier pour la communication..
  5. ADBR, 4E482/329, 4E482/330, État civil de Strasbourg, Acte de mariage de Édouard Eugen Kuhlmann et Bertha Karolina Luise Fischer, acte n°1053/1900. Voir également Archives de Sainte-Marie-aux-Mines, Fiche domiciliaire de la famille Kuhlmann. Merci à M. David Bouvier pour la communication..
  6. Archives de Sainte-Marie-aux-Mines, Fiche domiciliaire de la famille Kuhlmann. Merci à M. David Bouvier pour la communication. L’officine prend place dans un bâtiment connu localement sous le nom d’« ancienne mairie de Sainte-Marie d’Alsace » et qui abrite aujourd’hui la pharmacie de la Tour..
  7. 7,0 et 7,1 Marc Imler, « Biographie. Daniel Kuhlmann (1908-2006) », Histoire & Patrimoine hospitalier. Mémoire de la médecine à Strasbourg. Revue de l’« Association des Hôpitaux universitaires de Strasbourg » et du Département d’Histoire de la médecine, n°19, 2007, p. 10. Disponible sur Numistral via https://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9758629x/, [en ligne], consulté le 5 septembre 2021..
  8. Marc Imler, « Biographie. Daniel Kuhlmann (1908-2006) », Histoire & Patrimoine hospitalier. Mémoire de la médecine à Strasbourg. Revue de l’« Association des Hôpitaux universitaires de Strasbourg » et du Département d’Histoire de la médecine, n°19, 2007, p. 10. Disponible sur Numistral via https://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9758629x/, [en ligne], consulté le 5 septembre 2021. Voir aussi Paul Frank, Jean-Marie Brogard, « Professeur Léon Blum. Promoteur de l’insulinothérapie en France. 1878-1930 », disponible via http://judaisme.sdv.fr/perso/doctor/blumleon/blumleon.htm, [en ligne], consulté le 23 juin 2021..
  9. Précisons que Jules Stahl était l’interne de Daniel Kuhlmann lorsque celui-ci était externe, puis son chef de clinique lorsqu’il était à son tour devenu interne. Voir à ce sujet Marc Imler, « Biographie. Daniel Kuhlmann (1908-2006) », Histoire & Patrimoine hospitalier. Mémoire de la médecine à Strasbourg. Revue de l’« Association des Hôpitaux universitaires de Strasbourg » et du Département d’Histoire de la médecine, n°19, 2007, p. 10. Disponible sur Numistral via https://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9758629x/, [en ligne], consulté le 5 septembre 2021..
  10. Voir l’entrefilet publié dans le journal Le Temps, 76e année, n°27429, 11 octobre 1936, p. 4 : « Le prix Étienne Taesch, d’une valeur de 7.500 francs et attribué chaque année à un interne des hôpitaux, a été décerné à M. Daniel Kuhlmann, interne des hôpitaux de Strasbourg »..
  11. ADHVS, Registres du Conseil de Faculté de la faculté de médecine de Strasbourg, Procès-verbal de la séance du 7 juillet 1937. Il est en effet précisé que « MM. Marx Paul, Keller René, Eugène, Kuhlmann Daniel, sont proposés comme délégués dans les fonctions de chef de clinique. […] La nomination de MM. Keller et Kuhlmann prendra effet au 1er octobre pour la durée de l’année scolaire 1937/38 »..
  12. Daniel Kuhlmann, Recherches sur la fonction uréo-sécrétoire des reins dans l’insuffisance surrénalienne expérimentale, thèse de doctorat de médecine, Université de Strasbourg, Strasbourg, Impr. Ch. & J. Goeller, 1938. Voir également New York Academy of Medicine Collection of International Medical Theses, Box 17:19:10, Strasbourg, France (H00514657S), via http://archives.hsl.unc.edu/nyamtheses/nyamcovers/H00514657S.pdf, [en ligne], consulté le 23 juin 2021..
  13. Léon Ambard, Jules Stahl, Daniel Kuhlmann, R. S. Mach, Bourde, Bigwood, Mayer et van Dooren, Congrès français de médecine, 25e session, Marseille, 1938. Rapport 2, Les hypochlorémies, Paris, Masson & Cie, 1938, 179 p..
  14. ADHVS, Registres du Conseil de Faculté de la faculté de médecine de Strasbourg, Procès-verbal de la séance du 16 juin 1938. Le renouvellement est adopté à l’unanimité par l’assemblée. À ce moment-là, le chef de clinique titulaire est le Dr. Pierre Barthelmé (1907-1972)..
  15. ADHVS, Registres du Conseil de Faculté de la faculté de médecine de Strasbourg, Procès-verbal de la séance du 4 octobre 1938. Le Conseil de Faculté acte la démission de Kuhlmann en date du 1er octobre 1938. En raison de la vacance du poste, une commission composée des professeurs Ambard, Merklen et Rohmer est chargée d’étudier les candidatures. Le procès-verbal de la séance du 26 janvier 1939 précise que « M. Maurer et M. Mandel sont proposés pour l’occupation des deux postes devenus vacants par la nomination de M. Barthelmé comme délégué dans les fonctions de chef de clinique », en remplacement de Kuhlmann..
  16. William H. Schneider, « War, Philanthropy and the National Institute of Hygiene in France », Minerva, vol. 41, n°1, 2003, p. 1-23. Voir également Daniel Kuhlmann, Charles Ragan, Joseph W. Ferrebee, Dana W. Atchley, Robert F. Loeb, « Toxic effects of Deoxycorticosterone esters in dogs », Science, vol. 90, n°2343, 23 novembre 1939, p. 496-497. Disponible via https://doi.org/10.1126/science.90.2343.496, [en ligne], consulté le 29 juin 2021..
  17. Roger A. Lewis, Daniel Kuhlmann, Carlos Delbue, George F. Koepf, George W. Thorn, « The effect of the adrenal cortex on carbohydrate metabolism », Endocrinology, vol. 27, n°6, 1er décembre 1940, p. 971-982..
  18. Daniel Kuhlmann, Charles Ragan, Joseph W. Ferrebee, Dana W. Atchley, Robert F. Loeb, « Toxic effects of Deoxycorticosterone esters in dogs », Science, vol. 90, n°2343, 23 novembre 1939, p. 496-497. Disponible via https://doi.org/10.1126/science.90.2343.496, [en ligne], consulté le 29 juin 2021..
  19. 19,0 19,1 19,2 19,3 19,4 19,5 et 19,6 Marc Imler, « Biographie. Daniel Kuhlmann (1908-2006) », Histoire & Patrimoine hospitalier. Mémoire de la médecine à Strasbourg. Revue de l’« Association des Hôpitaux universitaires de Strasbourg » et du Département d’Histoire de la médecine, n°19, 2007, p. 11. Disponible sur Numistral via https://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9758629x/, [en ligne], consulté le 5 septembre 2021..
  20. ADHVS, Registres du Conseil de Faculté de la faculté de médecine de Strasbourg, Procès-verbal de la séance du 6 juillet 1939..
  21. Journal officiel de la République française. Lois et décrets. Arrêtés, circulaires, avis, communications, informations et annonces, 70e année, n°143, 19 juin 1938, p. 7000..
  22. Journal officiel de la République française. Lois et décrets. Arrêtés, circulaires, avis, communications, informations et annonces, 71e année, n°53, 3 mars 1939, p. 2912..
  23. Jean-Noël Grandhomme, « La "mise au pas" (Gleichschaltung) de l’Alsace-Moselle en 1940-1942 », Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande, n°46-2, 2014, p. 443-465. Même si nous n’avons pas, à ce jour, la certitude que Daniel Kuhlmann ait été interné en camp de prisonniers de guerre, le fait qu’il ait été officier français et la chronologie semblent plaider en faveur de cette hypothèse. Voir également ADBR, 126 AL 37, dossier n°1..
  24. Avec le début des hostilités, la décision fut prise par les autorités d’évacuer l’hôpital civil et l’université de Strasbourg – ainsi qu’une partie de la population alsacienne –, vers Clairvivre en Dordogne et vers Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme. Voir Francis Rohmer, « La Faculté se replie à Clermont-Ferrand, l’Hôpital à Clairvivre », in Jacques Héran (dir.), Histoire de la médecine à Strasbourg, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1991, p. 577 sqq. ; Christophe Woehrle, La cité silencieuse. Strasbourg – Clairvivre (1939-1945), Beaumontis-en-Périgord, Les Éditions Secrets de Pays, 2019..
  25. Voir ADBR, 126 AL 37, dossier n°1. D’ailleurs, le directeur général des hospices civils de Strasbourg, le Dr. Josef Oster, est chargé très rapidement par le Gauleiter Robert Wagner de diriger le retour (Zurückführung) des équipements, du matériel et du personnel médicaux de Clairvivre vers Strasbourg. En quête de personnel, les autorités nazies s’affairent durant l’été 1940 à obtenir le retour des médecins, des patients et du matériel strasbourgeois en Alsace au plus vite, un retour qui se concrétise en partie entre le 1er septembre et le 21 octobre 1940. Voir à ce propos Francis Rohmer, « La Faculté se replie à Clermont-Ferrand, l’Hôpital à Clairvivre », in Jacques Héran (dir.), Histoire de la médecine à Strasbourg, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1991, p. 572-584; Christophe Woehrle, La cité silencieuse. Strasbourg – Clairvivre (1939-1945), Beaumontis-en-Périgord, Les Éditions Secrets de Pays, 2019, p. 24-25..
  26. Voir l’entrefilet publié dans le journal local Straβburger Neueste Nachrichten le l0 août 1940..
  27. AVES, 7 AH 14, Liste du personnel médical de l’hôpital civil de Strasbourg, 4 octobre 1940..
  28. AVES, 7 AH 14, Liste du personnel médical de l’hôpital civil de Strasbourg, 4 octobre 1940. De la clinique médicale dépendaient également le service des maladies chroniques du Dr. Édouard Nonnenmacher, le service de radiologie du Dr. Frédéric-Auguste Schaaf et l’institut de radiologie et de radiothérapie du Dr. Auguste Gunsett. En totalité, la clinique médicale comptait quatorze médecins au début du mois d’octobre 1940, dont la moitié était affectée en médecine interne..
  29. Cela étant, pour pouvoir s’installer et exercer comme médecin en Alsace, le postulant devait au préalable obtenir une autorisation en bonne et due forme par les services de l’administration civile en Alsace (la Gauleitung), ce qui constituait une première sélection du personnel médical avant l’examen politique réalisé par les services locaux du parti national-socialiste (Kreisleitung et Sipo-SD). Voir AVES, 7 AH 14, Directive du directeur général des hospices civils, 29 octobre 1940 et ADBR, 126 AL 37, dossier n°1, Ordonnance de la Gauleitung (Gesundheitswesen), 13 juillet 1940..
  30. AVES, 7 AH 14, Communication du directeur général des hospices civils de Strasbourg, 10 octobre 1940 : « Die Medizinische Abteilung wird getrennt, da sie in ihrem jetzigen Umfang zu gross geworden ist. Herr Dr. Stahl wird die kommiss[arische] Leitung der im Erdgeschoss gelegenen und Herr Dr. Paul Meyer die kommiss[arische] Leitung der im I. Stockwerk untergebrachten Abteilung übernehmen »..
  31. AVES, 7 AH 14, Lettre du directeur général des hospices civils de Strasbourg au Medizinalrat Dr. Walther, 14 novembre 1940 : « Außerdem soll die Medizinische Abteilung A am 20 ds. Mts. Eröffnet werden ». Voir également l’entrefilet publié dans le journal local Straβburger Neuste Nachrichten le 21 novembre 1940..
  32. AVES, 7 AH 14, Liste du personnel médical de l’hôpital civil de Strasbourg, 3 novembre et 1er décembre 1940. Voir également ADBR, 126 AL 114, dossier n°10, Liste du personnel médical de l’hôpital civil de Strasbourg, 1er décembre 1940. En novembre et décembre 1940, la Medizinische Abteilung B, dirigée par le Dr. Stahl, était composée des Assistenzärzte Daniel Kuhlmann, Pierre Barthelmé, Paul Kern, Robert « Willy » Herr et Lucette Thiercelin (cette dernière quittant la clinique à la mi-novembre)..
  33. Thomas Depecker, Anne Lhuissier, Enquêtes nutritionnelles et reconfiguration des normes alimentaires en France au cours de la Seconde Guerre mondiale, 2014, p. 13. Disponible via https://hal.inrae.fr/hal-02795760/document, [en ligne], consulté le 29 juin 2021. Thomas Depecker et Anne Lhuissier sont chercheurs à l’unité de recherches ALISS – Alimentation et sciences sociales (UR 1303)..
  34. 34,0 et 34,1 Jean-François Picard, Suzy Mouchet, La métamorphose de la médecine : histoire de la recherche médicale, Paris, Presses Universitaires de France, 2009 (« Sciences, histoire et société »), p. 45-69..
  35. Thomas Depecker, Anne Lhuissier, « La reconfiguration des enquêtes et des normes alimentaires en France : le service nutrition de l'Institut national d'hygiène », Sciences sociales et santé, vol. 34, n°2, 2016, p. 28. Harold Stuart est pédiatre de santé publique, spécialisé dans la détection clinique des maladies infantiles et professeur assistant au Department of Child Hygiene de la Harvard School of Public Health. Il avait été choisi pour accompagner Youmans en France..
  36. Thomas Depecker, Anne Lhuissier, « La reconfiguration des enquêtes et des normes alimentaires en France : le service nutrition de l'Institut national d'hygiène », Sciences sociales et santé, vol. 34, n°2, 2016, p. 28. Voir aussi Jean-François Picard, « Aux origines de l’INSERM : André Chevallier et l’Institut national d’hygiène », Sciences sociales et Santé, n°21, 2003..
  37. Jean-François Picard, « Aux origines de l’INSERM : André Chevallier et l’Institut national d’hygiène », Sciences sociales et Santé, n°21, 2003, p. 13 et 16..
  38. Dana Simmons, Vital Minimum : Need, Science and Politics in Modern France, Chicago, Londres, The University of Chicago Press, 2015, p. 197..
  39. Thomas Depecker, Anne Lhuissier, « La reconfiguration des enquêtes et des normes alimentaires en France : le service nutrition de l'Institut national d'hygiène », Sciences sociales et santé, vol. 34, n°2, 2016, p. 31..
  40. Jean-François Picard, « Aux origines de l’INSERM : André Chevallier et l’Institut national d’hygiène », Sciences sociales et Santé, n°21, 2003, p. 19..
  41. ADHVS, Registres du Conseil de Faculté de la faculté de médecine de Strasbourg, Procès-verbal de la séance du 11 mars 1944..
  42. ADHVS, Registres du Conseil de Faculté de la faculté de médecine de Strasbourg, Procès-verbal de la séance du 24 juin 1944..
  43. AVES, 1 BA 1948, Annuaire de la ville de Strasbourg, 1948, p. 975..
  44. Léon Ambard, Simone Trautmann, Daniel Kuhlmann, Le diabète et sa pathogénie, Paris, Masson, 1946, 162 p. Voir United States Department of Health, Education and Welfare, Public Health Service, Index-Catalogue of the Library of the Surgeon General’s Office, National Library of Medicine, fifth series, vol. 1, Authors and Titles, Washington, United States Government printing office, 1959, p. 12..
  45. 45,0 et 45,1 Collection privée de la famille Maurer. Un grand merci au Dr. Jean Maurer pour la mise à disposition de la photographie. Soulignons que les indications de noms des médecins visibles sur cette photographie ont été précisées par Marie-Louise Coen, la future épouse du Dr. Maurer
  46. Marc Dorner, Henri Jahn, « Clinique médicale B : un haut-lieu de la médecine interne », in Jacques Héran (dir.), Histoire de la médecine à Strasbourg, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1997, p. 684-685. Voir également Émile Roegel, Jacques Chanez, « La Faculté et l’Hôpital essaiment », in Jacques Héran (dir.), Histoire de la médecine à Strasbourg, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1997, p. 655..
  47. Journal officiel de la République française. Lois et décrets. Arrêtés, circulaires, avis communications, informations et annonces, 94e année, n°195, 19 août 1962, p. 8235. Disponible sur Légifrance via https://rus-med.unistra.fr/w/index.php/Sp%C3%A9cial:UrlRedirector/7, [en ligne], consulté le 29 juin 2021..
  48. 48,0 48,1 et 48,2 Marc Imler, « Biographie. Daniel Kuhlmann (1908-2006) », Histoire & Patrimoine hospitalier. Mémoire de la médecine à Strasbourg. Revue de l’« Association des Hôpitaux universitaires de Strasbourg » et du Département d’Histoire de la médecine, n°19, 2007, p. 13. Disponible sur Numistral via https://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9758629x/, [en ligne], consulté le 5 septembre 2021..
  49. Archives de Sainte-Marie-aux-Mines, Acte de naissance de Daniel Kuhlmann, Acte n°94/1908 (voir la mention marginale). Merci à M. David Bouvier pour ses recherches, son soutien et le partage..
  50. 50,0 et 50,1 Voir la fiche Généafrance de Jacqueline Collet via https://rus-med.unistra.fr/w/index.php/Sp%C3%A9cial:UrlRedirector/8, [en ligne], consulté le 29 juin 2021..
  51. Voir sa fiche Généafrance via https://rus-med.unistra.fr/w/index.php/Sp%C3%A9cial:UrlRedirector/9, [en ligne], consulté le 21 juin 2021..