Siegfried Ellwanger
| Siegfried Ellwanger | |
|---|---|
| Prénom | Siegfried |
| Nom | Ellwanger |
| Sexe | masculin |
| Naissance | 29 mars 1918 (Stuttgart) |
| Profession du père | Marchand |
| These | Über die kindliche Sterblichkeit unter u.[nd] nach der Geburt (Reichsuniversität Straβburg, 1944) |
| Examen | 30 mai 1944 |
| Directeur de thèse | Hans Jacobi |
| Spécialités | Gynécologie |
Biographie
Siegfried Ellwanger est né 29 mars 1918 en tant que fils du marchand Herrmann Ellwanger. Après avoir fréquenté l’école primaire, il rentre en 1928 au Gymnasium Eberhard-Ludwig à Stuttgart dans lequel il décroche l’examen de fin d’étude (Abitur) en 1937. Après avoir fait son service militaire et son Arbeitsdienst, il débute à l’été 1939 ses études de médecine à Tübingen. Le 2eme semestre il étudie à Munich. Là-bas il est rappelé dans la Wehrmacht en janvier 1940. Il sert dans l’armée pendant 10 mois. Il a ensuite l’opportunité d’étudier encore pendant 2 semestres et de passer ses examens précliniques (ärztliche Vorprüfung en mars 1941).
Ellwanger s’inscrit pour son premier semestre de clinique à l’Université de Fribourg et après 3 mois au front, il intègre la nouvelle Reichsuniversität à Strasbourg, où il continuer ses études médicale jusqu’à la fin de son 10ème semestre[1]. En 1944, il rédige l’une des 292 thèses soutenues à la Medizinische Fakultät de la Reichsuniversität Strassburg[2].
Résumé de la thèse :
Haselhorst (Rostock) a réalisé une étude statistique sur la mortalité infantile dans 27 cliniques allemandes portant sur 103 544 cas. Ellwanger fera une étude à l’Universitätfrauenklinik de Strasbourg d’avril 1941 à Août 1942. Cette étude portera sur 2324 naissances.
Les chiffres de la mortalité infantile des 10 dernières années restent stables. Si la mortalité infantile est à peu près équivalente en clinique et à la maison, c’est parce que les complications lors de l’accouchement amènent la mère à l’hôpital qui constate, enregistre le décès de l’enfant. Il ne s’agit que de statistiques peu précises dues aux différents critères pris en compte ou pas, à l’enregistrement plus ou moins exactes des décès. A la lumière de ces chiffres il semble évident que l’aide à la naissance soit la meilleure solution à privilégier. Il est donc intéressant de faire une étude comparative des différentes régions d’Allemagne avec l’Universitätfrauenklinik de Strasbourg.
L’étude de Haselhorst, faite de 1936 à 1938, prend en compte divers critères. Les décès à l’accouchement, les décès dans les 10 jours, les naissances prématurées ainsi que les naissances à terme caractérisent cette étude. Il y a une variation des chiffres en fonction des données transmises, qui proviennent des 27 cliniques. Afin d’étayer son propos, la thèse reprend ces données et les divise en deux situations pour les accouchements en clinique et à domicile. Les cas cliniques primaires dans lequel les naissances ont eu un suivi gynécologique et secondaires qui impliquent l’ensemble des naissances avec complications ayant entrainé l’hospitalisation de la mère. Les enfants ayant un poids inférieur à 2500 gr et moins de 48 cm, naissant 14 jours avant terme sont considérés comme prématurés.
La thèse reprend les statistiques entre avril 1941 et août 1942 sur 2455 naissances. Ellwanger compare ses données avec celle de l’étude de Haselhorst. Sur 2324 naissances il y a eu 8,17/1000 de décès à l’accouchement et 4,73/1000 de décès dans les 10 jours qui ont suivi l’accouchement. Le taux de mortalité infantile tous critères confondus de 12,90/1000 est finalement bas malgré la guerre qui met les cliniques en difficulté. Ellwanger se félicite du travail des médecins allemand qui obtiennent ces résultats. Les disparités de ces derniers sont sûrement dû à un manque de personnel d’une clinique à l’autre ainsi qu’à leur situation géographique. Les villes sont mieux desservies que les campagnes. Strasbourg se situe dans la moyenne inférieure de la mortalité infantile. Dans l’étude de Haselhorst les chiffres sont légèrement plus élevés dans les cas primaires, secondaires, avec ou sans complications. Il est clair que comparer une étude faite sur 2324 cas (étude Ellwanger)[3] avec 103544 cas (étude Haselhorst)[4] basée sur les mêmes critères, ne permet pas des résultats très précis mais donne une idée du taux de la mortalité infantile entre 1936 et 1944.
Repères
Localisations
Nationalités
- Allemand
Confessions
Publications
Relations
Disciple de
- Hans (Andreas) Jacobi ( - 30 mai 1944)→
Liens à institutions
Reichsuniversität Straβburg
Références
- ↑ Lebenslauf thèse d’Ellwanger.
- ↑ https://d-nb.info/1119081092/34 page 87.
- ↑ page 6, 10, 11, 13, de la thèse Ellwanger (tableaux de l’étude).
- ↑ page 20 tableau de l’étude Haselhorst.


